Salah le forum Index du Forum

Salah le forum
Espace convivial pour tous , avec un petit clin d'oeil vers l'enseignement .

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Cours de linguistique contrastive
Aller à la page: 1, 2, 3  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Salah le forum Index du Forum -> Enseignement -> Univertsité
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:31 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

Cours 1

1 Introduction

La linguistique contrastive est née vers les années cinquante en réaction aux lacunes enregistrées dans l'enseignement des langues étrangères. Des chercheurs et des linguistes (Fries, Ladd, politzer, Ferguson, Stockwell, Carol, etc.)Ont essayé de voir la meilleure .


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:31 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:32 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

manière de remédier à ces lacunes. Au départ, les études n'ont pas intéressé les , mais elles semblaient apporter des solutions nouvelles à "un des principaux obstacles à l'apprentissage d'une langue étrangère, l'interférence causée par la différence de structures entre la langue maternelle de l'élève et la langue étrangère".

Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:32 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

La linguistique contrastive consiste à opposer deux systèmes linguistiques différents afin de pouvoir repérer les interférences manifestant la ou les langues secondes. Elle a pour objectif de faciliter le passage d'une langue à une autre. Son ambition de départ était "une comparaison terme à terme rigoureuse et systématique de deux langues et surtout de leurs différences structurelles" afin de permettre de réaliser des méthodes mieux adaptées aux difficultés spécifiques que rencontre, dans l'étude d'une langue étrangère, une population scolaire d'une langue maternelle donnée

Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:33 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

Cette linguistique dite aussi différentielle s'intéressera surtout aux différences des langues en contact. Elle situe d'emblée une langue deux par rapport à une langue une, en ce sens qu'elle considère que les problèmes rencontrés au cours de l'acquisition d'une langue maternelle sont différents de ceux rencontrés dans l'apprentissage d'une langue étrangère. En ce sens, elle vise une pédagogie spécifique et différenciée des langues étrangères.
Elle suppose au départ que les langues sont différentes mais que la théorie du langage est une, (il est vrai qu'il existe une diversité de langues mais il existe un instrument métalinguistique te théorique pour rendre compte de ces objets différents).
Elle va prévoir, décrire, expliquer les fautes et les difficultés dues à l'influence de la langue une sur la langue deux. Elle utilise dans son étude la linguistique descriptivesociolinguistique en situation de bilinguisme ou de plurilinguisme. C'est une linguistique appliquée à l'enseignement d'une langue étrangère. Or, l'analyse contrastive se distingue de la linguistique comparée dans la mesure ou elle compare les éléments de deux langues en insistant sur les différences plutôt que sur les ressemblances. Finalement, elle a été développée dans une optique d'application à l'enseignement des langues, par contre la linguistique comparée est une approche plus fondamentale, plus théorique.


Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:34 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

2 Le bilinguisme : Quelques définitions
Le bilinguisme est un phénomène universel qui est dû au besoin de monde moderne. Le besoin de communication, les échanges, la facilité du déplacement…dans le monde moderne ne font qu'augmenter le contact de langues; en d'autres termes ils favorisent le bilinguisme. La scolarisation fait que dans une situation d'apprentissage l'apprenant est appelé à connaître une ou plusieurs langues étrangères. On est dans une ère où on ne peut pas se contenter d'être unilingue. Chaque individu atteindra un seuil de bilingualité.
2.1 Qu'est-ce que le contact des langues ?
Le bilinguisme naît du contact de communautés linguistiques différentes. Nous entendons par contact de langues aussi bien un "état psychologique de l'individu qui utilise plus d'une langue que l'utilisation de deux ou plusieurs codes dans les rapports entre les individus et entre les groupes" (Hamers et Blanc, Bilingualité et Bilinguisme, p. 21) Ainsi pour concevoir le phénomène du bilinguisme, il faut distinguer entre le bilinguisme en tant que phénomène individuel et le contact inter linguistique comme phénomène de groupe(bilinguisme social).


Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:34 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

“Unilinguisme et multilinguisme”, In Le Langage, Encyclopédie de la Pléiade, p.647
Si la communication était limitée aux frontières des communautés linguistiques, il y aurait dans l’humanité autant de cultures différentes qu’il y de langues. Cependant, i1 n’en est rien. Certaines régions bien connues pour leur diversité linguistique, comme le Caucase, la Nouvelle Guinée, la province du plateau du Nigeria, la province d’Oaxaca au Mexique, etc., n’ont pas d'hétérogénéité ethnologique correspondante. L’existence de frappantes ressemblances culturelles entre des contrées d’une aussi grande variété linguistique est bien la preuve que la communication peut et doit exister à travers les frontières linguistiques. Cela devient possible grâce au rôle médiateur d'individus plurilingues.
Une telle assertion trouve sa base empirique dans les statistiques des langues indiennes qui offrent à cet égard de précieux, renseignements. Aux Indes, la diversité linguistique est distribuée de façon inégale : elle est très grande dans certains territoires de l’Assam, dans le centre de la péninsule, au Deccan, aux alentours du désert du Rajasthan et le long des cols tibétains alors que la plus grande partie de la plaine du nord et la plupart des zones côtières présentent une parfaite homogénéité linguistique. De même, la connaissance d’autres langues que la langue maternelle est de répartition inégale. On pourrait s’attendre, dans ces conditions, à la variation égale et simultanée des deux indices et pourtant, dans les faits, on s'aperçoit qu'ils sont indépendants. Cela revient à dire que dans certaines zones (dans les villes, le plateau de Deccan, le long des cols du Tibet), on découvre une diversité linguistique plus largement compensée par le bilinguisme que par exemple en Assam, au Rajasthan ou d’une façon générale dans les districts ruraux en opposition aux centres urbains. Et aux Indes, les régions où l'écart se manifeste davantage sont celles où le retard culturel est plus considérable. Ainsi, ce n’est pas la diversité seule qui s’oppose comme un barrage au flux de la communication, mais le fait qu'elle soit insuffisamment compensée par le plurilinguisme.
En dépit de l’importance et de la fréquence des situations plurilingues, il y a une tendance courante, parmi les linguistes même, à considérer l’unilinguisme comme la règle et le plurilinguisme comme quelque chose d'exceptionnel. Cette vision de la réalité, si fortement empreinte d'idéalisme a des causes multiples. On atout d'abord considéré comme normale la situation de quelques pays d'Europe ou d’Amérique qui, en l’espace de quelques siècles, ont tendu, avec succès vers le but qu'ils s’étaient délibérément fixé: la possession d'une langue parfaitement unifiée, symbole et instrument de leur existence nationale. Par ailleurs, la linguistique structurale, à ses débuts, se devait d'envisager la synchronie et l’uniformité qualitative des échantillons de langage qu'elle prenait comme objet d’étude descriptive. Mais ni l’esprit de clocher géographique ou culturel, ni les conventions méthodologiques temporaires d'une science dans son enfance ne doivent nous faire perdre de vue le fait que des millions d'individus et peut-être bien la majorité des hommes sur terre, acquièrent le contrôle de plus d’un système linguistique pendant leur vie et emploient, d'une manière plus ou moins indépendante, chaque système selon les nécessités du moment.
On pourrait objecter qu’une conception du plurilinguisme qui ne tient pas compte d'une distance minimum entre les langues en cause est beaucoup trop sommaire et donne une apparence confuse à l’objet d'une telle étude. Néanmoins, il y a de fortes raisons de soutenir que la connaissance simultanée du français et du vietnamien, par exemple, ou du français et du provençal, ou du français parlé à Paris, et du français parlé à Marseille, sont des variantes du même phonème de base. Car la personne qui parle doit affronter un problème qualitativement identique dans tous les cas: c'est l’interférence des normes d'un système avec celles de l'autre système. De plus, il n'est pas sûr que des systèmes très normalisés, très différents seraient plus difficiles à maintenir séparés que des systèmes tout à fait voisins.
Un autre trait du plurilinguisme, qui est à juste titre présenté comme une variable, est l'habileté relative d'un locuteur dans l'emploi de plusieurs systèmes. Le pouvoir de communication de l'individu qui utilise concurremment deux langues est certes différent de celui qui ne possède qu'une connaissance superficielle du deuxième système. Dans les deux cas, cependant, les difficultés de la tâche sont identiques, comme les formes de l’échec (en tant que distinctes de ses « dimensions») quand il tente de reproduire les normes unilingues de chaque système. En fait, la perfection relative, dans le maniement de deux langues ne peut être formulée de manière précise par les seules méthodes linguistiques. C'est un des nombreux aspects du bilinguisme pour lequel le linguiste doit faire appel à la collaboration de la psychologie et des sciences sociales. Par souci de simplicité, nous en reparlerons plus tard car c'est le type le plus important de plurilinguisme.


Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:35 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

Le problème linguistique que pose le bilinguisme est le suivant: décrire les divers systèmes en contact ; rechercher dans les différences entre systèmes quelles sont les sources de difficultés qui surgissent à propos du double contrôle, ainsi que prévoir les formes d'interférences que le contact des systèmes entre eux est susceptible de produire ; et enfin décrire, dans les comportements bilingues, les déviations des normes unilingues qui seraient dues à leur bilinguisme. En fait, toutes les interférences possibles ne s'actualisent pas nécessairement. Les sujets se différencient par le degré d'efficacité avec lequel ils suppriment ces interférences possibles, de façon automatique ou par un effort volontaire. Dans une situation donnée de contact entre deux langues A et B, le sujet n° 1 peut connaître chaque langue comme le fait un natif tandis que le sujet n°2 emploiera une langue B marquée d'emprunts faits à la langue A. L'étude des différences de ce genre dans le comportement des bilingues exige le rattachement de la linguistique à des disciplines voisines. Il se peut que les sujets diffèrent dans leurs dispositions verbales naturelles ou que le sujet n°2 soit tout juste débutant dans l'étude de B. peut-être ont-ils appris les deux langues de façon différente, la méthode dont s'est servi le deuxième étant moins efficace en ce qui concerne l'élimination de l'interférence. Il se peut aussi que le premier soit un puriste alors que l'autre ne se soucie guère des normes tant qu'il réussit à se faire comprendre sans elles. Et quoique la différence d'attitude à l'égard des langues et de tolérance vis-à-vis des interférences puisse être une idiosyncrasie, elle peut être conditionnée par la communauté dans laquelle se produit le contact. Un accent franco-canadien dans l'emploi de l'anglais est parfois plus préjudiciable au Canada qu'aux ÉtatsUnis où une gouvernante française trouvera un certain avantage économique à cultiver son accent français comme un symbole de son origine distinguée. On peut se servir de telles différences pour expliquer de façon approximative comment quelques situations de contact, au cours de l'histoire, ont laissé des traces permanentes sur la langue étudiée (résultat du “substrat”) alors que d'autres n'en ont guère laissé. Mais pour faire une analyse précise des relations réciproques et socioculturelles dans des situations observables aujourd'hui. Il est indispensable d'envisager le bilinguisme au moyen d'une étude interdisciplinaire.
Uriel Weinreich


Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:35 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

2.2 Bilinguisme et bilingualité:
Hamers distingue entre les notions de bilinguisme et bilingualité. Selon lui, la bilingualité est "un état psychologique de l'individu qui a accès à plus d'un code linguistique. Le degré d'accès varie sur un certain nombre de dimension : d'ordre psychologique, cognitif, psycholinguistique, socio-psycholinguistique, sociologique, sociolinguistique, socioculturel, et linguistique"
La bilingualité est aussi décrite en termes d'usage linguistique. Le bilinguisme inclut la notion de bilingualité qui réfère à l'état de l'individu. Mais s'applique également "à un état d'une communauté dans laquelle deux langes sont en contact avec pour conséquence que deux codes peuvent être utilisés dans une même interaction et q'un nombre d'individus sont bilingues"


Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:36 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

2.3 Bilinguisme/ plurilinguisme/ multilinguisme:
Bilinguisme réfère aussi bien au contact de deux langes qu'à celui de plus de deux langues; c'est-à-dire qu'il inclut les concepts de multilinguisme et plurilinguisme.

2.4 Bilinguisme: définitions
Le concept de bilinguisme s'est beaucoup élargi dès le début du siècle. Weinrich (1953) et Mackey (1962) définissent ce concept comme l'emploi alterné de deux ou plusieurs langues par un même individu. Le Petit Robert le définit comme étant " l'utilisation de deux langues chez un individu ou dans une région".
Etre bilingue, c'est parler parfaitement deux langues; cela consiste à une égale maîtrise de deux langues.
J. Marouzeau définit le bilinguisme comme étant "une qualité d'un sujet ou d'une population qui se sert couramment de deux langues sans aptitude marquée pour l'une plutôt que pour l'autre".
Bloomfield considère que le bilinguisme consiste à" parler deux langues comme ceux qui les ont pour langues maternelles". Il ne faut pas confondre entre bilinguisme et équilinguisme.
A l'opposé de ces définitions qui sont extrêmes, Macnamara (1967) a proposé que le bilingue soit quelqu'un qui possède une compétence minimale dans une des quatre habilités linguistiques à savoir: comprendre, parler, lire, et écrire dans une langue autre que sa langue maternelle.
Il est rejoint dans cette définition par Haugen (1953) pour qui le bilinguisme est " l'aptitude à produire dans l'autre langue des énoncés bien formés, porteurs de signification". Nous trouvons également la définition de Titone (1972) pour qui le bilinguisme consiste dans " la capacité d'un individu de s'exprimer dans une seconde langue en respectant les concepts et les structures propres à cette langue plutôt qu'en paraphrasant sa langue maternelle".
Diebold (1961) propose une extension du concept, le bilinguisme comprenant, selon lui,"la connaissance passive de la langue écrite" ou" tout contact avec des models dans la langue maternelle".


Revenir en haut
Siham


Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2009
Messages: 65

MessagePosté le: Jeu 4 Fév - 10:37 (2010)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive Répondre en citant

2.5 Limites de ces définitions
Cette extension du concept du bilinguisme provient du fait qu'on s'est rendu compte de la difficulté à déterminer le moment où une personne parle une seconde langue. C'est pour cela que Mackey a préféré parler de " bilinguisme relatif".
Toutes ces définitions qui s'échelonnent sur un continuum allant d'une compétence native dans une seconde langue à une compétence minimale dans cette langue soulèvent un certain nombre de difficultés. D'une part, ces définitions sont peu précises et non opératoires :
Qu'appelle-t-on une compétence native dans une langue?
Qu'entend-on par une compétence minimale? Qu'entend-on par respect des concepts et des structures propres à une langue?
Comment peut-on contrôler qu'on ne paraphrase pas les structures de sa langue maternelle?
D'autre part, ces définitions ne portent que sur une seule dimension de la bilingualité à savoir la compétence du sujet dans les deux langes.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:03 (2018)    Sujet du message: Cours de linguistique contrastive

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Salah le forum Index du Forum -> Enseignement -> Univertsité Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3  >
Page 1 sur 3

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com